permalien kuduru...

Rédigé le Sam 02 Mai, 2009 14:33:48 Ajouter un commentaire

 kuduru

D’après une interview réalisée et lancée sur Youtube par Senegaloruskov  en 2008

« C’est une danse traditionnelle, avec des instruments traditionnels d’Afrique, et un peu de son électrique, comme vous avez entendu tout à l’heure, c’est assez rythmé. Quand on écoute comme ça, à première écoute, on peut croire que ça soit de la techno. Mais ce n’est pas de la techno ».

« C’est une des danses africaines qui prend un peu des gestes Hip Hop. Donc, on peut faire du smurf, et tout ça. En Angola, ils utilisent carrément le break, tout ce qui est au sol, en face, tout ça, ils font des salto, … et je pense que c’est une danse africaine qui regroupe aussi le hip hop… ».

Selon Soeuf Elbadawi de Africultures.com dans son article Kuduro Sound System du 22 février 2007, le premier tube est sorti en 1996 : « Ce mélange lusophone de semba, de kizomba et de techno house occidentale est apparu en Angola, il y a une dizaine d'années. Pour mémoire, le premier tube date de 1996. Il était signé Tony Amado et bousculait les plus conformistes du bled de Bonga sur la base d'un air de carnaval détourné. Pulsions percussives à fond les manettes… ».

Tube de l’été 2006 en Afrique, le clip de Costileta Xiriri fait danser des filles au bord d’une piscine. J’ai découvert le Kuduru par ce clip qui me fait penser aux clips de Jerry Marcoss, l’artiste malgache de Kawitry. Des filles, une piscine, et une ambiance de fête. Très divertissant, mais il y a aussi une essence culturelle  que nous pourrions puiser dans ces Arts du spectacle. Kuduru signifie « cul dur » d’après Elbadawi. Et il parait, qu’on sort de cette danse avec cette partie du corps, bien fatiguée. L’étymologie du kuduru vient du portugais « cu duro » signifie cul dur. Et nous savons tous que Kawitry signifie aussi en malgache cette partie de notre corps. Dans Kuduru et Kawitry, l’expression passe par la parole et le corps. En effet, ils appartiennent aux arts vivants des Arts du spectacle.

Le son africain et les paroles portugaises me rappellent beaucoup l’ambiance des répétitions et des préparations d’un carnaval d’une ville de La France auquel nous avons participé, il y a quelques années (efa ela zany an!). Et le son africain dans Kuduru me rappelle beaucoup les fêtes foraines dans une commune d’Antananarivo.

 

Un petit briefing de la fête foraine. Aucune relation avec l’article.

Durant deux ans de mandats d’un Maire de notre commune, nous avons beaucoup eu des

fêtes foraines, et des kermesses. Cette culture basée en partie sur les arts du spectacle vivant développe les liens sociaux de la commune. (efa ela be ihany koa ity). Les voisins se croisent sans la séparation du « vodirindrina », les professeurs et les élèves se rencontrent dans un autre milieu que la salle de classe. Et bien sûr, les familles et les amis passent des moments ensembles devant les stands de jeux et dans les stands d’artisanats. Les fêtes foraines sont toujours clôturées par des  concours de radio crochet et des spectacles organisés pour les enfants de la commune. Au final, tout le monde a sa place.

Sources :

Clip youtube de Senegaloruskov,  http://www.youtube.com/watch?v=YsRLDKcIQBA

Kuduru sound system, Soeuf Elbadawi, 22 février 2007, http://www.africultures.com/php/index.php?nav=articles